Projet permaculture – objectif « buttes » atteint !

Notre coopérative opère une transition en douceur vers la permaculture. Un groupe d'intéressé-e-s s'est constitué pour développer nos connaissances dans ce domaine et mettre la main à la terre pour concrétiser ce projet. Le samedi 4 mars 2017, un premier chantier participatif a permis d'aménager des buttes pour les cultures dans le tunnel « zéro ».

But du projet permaculture

A travers l’aménagement du terrain en un micro-écosystème et l’adaptation des techniques de production, nous rendront notre jardin plus résiliant face aux extrêmes climatiques. En ceci consiste certainement notre première urgence. Mais notre ambition ne s’arrête pas là. Les aménagements prévus et ceux qui viendront feront de notre terrain un havre de biodiversité, encore plus accueillant et beau où nous aurons encore d’avantage de plaisir à nous retrouver !

Groupe permaculture

Pour planifier et réfléchir à la transformation de notre jardin en permaculture, un groupe d'une vingtaine de coopérateurs s'est formé. Ce groupe se réunit régulièrement pour mener à bien notre projet. Nous avons eu le plaisir de suivre deux jours de formation en permaculture avec Florian Beuret et Gaëtan Morard. Tous deux ont une grande expérience en la matière et sont d'une aide précieuse dans notre réflexion et nos projections.

Chantiers participatifs

Les chantiers participatifs sont ouverts à toute personne intéressée à la permaculture (coopérateurs ou non) et à qui a envie d'en apprendre plus en mettant à disposition quelques heures de travail pour notre coopérative (learning by doing). Il est à noter que les heures effectuées aux "chantiers participatifs" le sont en sus des 18 heures normales prévues par nos statuts, ces heures ne comptent donc pas pour le "paiement" du panier.

Première expérience

Les chantiers participatifs sont ouverts à toute personne intéressée à la permaculture (coopérateurs ou non) et à qui a envie d'en apprendre plus en mettant à disposition quelques heures de travail pour notre coopérative (learning by doing). Il est à noter que les heures effectuées aux "chantiers participatifs" le sont en sus des 18 heures normales prévues par nos statuts, ces heures ne comptent donc pas pour le "paiement" du panier.

Première expérience

Le samedi 4 mars une quinzaine de coopérateurs et non-coopérateurs se sont retrouvés pour mettre la main à la terre. Équipés de bêches et de pelles, nous avons transformé le terrain du tunnel N° 0 en buttes. Céline avait déjà préparé la terre avec le tracteur ce qui a facilité le creusage. Une bonne salade et une soupe du jardin nous ont redonné l'énergie nécessaire pour terminer ces travaux en fin d'après-midi. Nos vaillants participants ont été si rapides que les premiers plantons ont été mis en terre le jour même !

Le terrain du tunnel 0 est sujet à inondation lors de fortes précipitations. Il en résultait jusqu’ici que les cultures restaient plusieurs jours les pieds dans l’eau, ce qui pouvait même entrainer leur perte si la pluie perdurait. (cf. photo avec l’eau dans les chemins). Avec les buttes, le niveau des cultures est maintenant réhaussé, ce qui devraient maintenir les plants à l'abri de l'eau. Inversement, la bonne couche de paillage (en l’occurrence, un mélange de copeaux et de crottin de cheval) couvrant les buttes permettra de garder l'humidité en période sèche, ce qui réduira le besoin en arrosage.

Suite des opérations

Coté production, nos jardiniers, planchent sur une adaptation des méthodes de culture. Le défi est de taille : les aménagements du projet permaculture tels que les haies et les étangs vont prendre de l’espace sur le terrain, ce qui exige une densification des cultures. D’autre part, la pratique du labour néfaste pour le sol devraient être abandonnée. Comment donc garantir le volume de production actuel tout en adaptant les techniques culturales ?

La réponse à cette question pourrait bien venir du « maraîchage bio-intensif ». Cette approche peut être résumée dans les principes suivants : planches de culture permanentes (non-labour), densification des cultures et mécanisation minime (motoculteur au lieu d’un tracteur). Ces techniques dont l’efficacité a déjà été démontrée sur de nombreuses fermes correspondent bien à nos besoins, c’est pourquoi nos jardiniers Céline et Denis, avec le soutien du groupe permaculture, voudraient s’y essayer dès cet automne. Cela nécessitera l’achat de certains outils spécifiques au maraîchage sur petites surfaces tels que motoculteur et semoirs à main.

Pour ce qui est, maintenant, de l’aménagement global du jardin, un premier plan (ou « design ») qui pose les grandes lignes du projet a vu le jour (présenté lors de l’AG en janvier). De nombreux points restent cependant en suspend et la réflexion doit se poursuivre. Afin d’acquérir davantage de connaissances en la matière, un cours certifié de permaculture (CCP) pourrait être organisé sur notre terrain cet automne ou au printemps prochain. Cette formation, ouverte à tous, permettrait aux collaborateurs qui le souhaite de participer au travail de conception du projet. Ce cours aurait également ceci d’intéressant qu’il comprend un volet pratique où il s’agit de concevoir un jardin, cela nous donnerait l’occasion de progresser sur notre propre « design » sous la supervision de spécialistes.

Côté pratique, enfin, plusieurs chantiers sont d’ores et déjà au programme cette année. Plantation de la haie sur la limite sud-est et nord du jardin et mise en place des premières plates-bandes permanentes en automne ou au printemps prochain, aménagement d’une spirale d’aromatique, création de petits pierriers le long de la haie nord, quiconque souhaite mettre la main à la pâte y trouvera son lot !